Un petit tour au Musée du Jeu de Paume: Álvarez Bravo et Muntadas

           Je l’avais écrit dans un précédent article (La Rentrée des expositions), l’exposition consacrée au photographe mexicain Manuel Álvarez Bravo au Musée du Jeu de Paume est une de celles que j’attendais le plus en cette rentrée. J’y suis donc allée il y a quelques jours et en ais profité pour aller aussi voir celle de Muntadas.

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              J’ai été assez satisfaite par l’exposition Álvarez Bravo parce que je l’ai trouvée complète et didactique (dans le sens où les cartels explicatifs étaient à la fois courts et clairs). D’autre part, je ne connaissais que vaguement ce photographe et l’exposition m’a permis d’apprendre de nombreuses choses sur son parcours. Ainsi, je ne soupçonnais pas le fait qu’il ait été beaucoup influencé par le photographe français Atget et qu’il ait été très lié au cinéma (Álvarez Bravo a participé à la création du ciné-club mexicain, a réalisé plusieurs films expérimentaux et a même travaillé avec le célèbre réalisateur soviétique Sergueï Eisenstein !).

Toutefois, je ne peux que critiquer la scénographie qui m’a semblé peu voire pas du tout travaillée. En effet, elle est très épurée (cimaises blanches, sol gris tout comme les explications et les cartels) et donc presque invisible. Je peux comprendre ce choix qui fait échos aux photographies souvent en noir et blanc d’Álvarez Bravo, néanmoins je pense que l’exposition aurait été plus attrayante si, au moins, les murs avaient été colorés, ce qui en plus, à mon sens, n’aurait pas nuit aux œuvres et les auraient même mis en avant.

           Pour ce qui est de Muntadas, ce fut une agréable surprise. Effectivement, je ne connaissais pas du tout cet artiste espagnol de l’art multimédia et de l’art conceptuel et j’ai trouvé l’exposition très intéressante. Muntadas s’intéresse à la société contemporaine et à ses dérives (la surveillance, la frontière de plus en plus mince entre vie privée et vie publique, l’omniprésence de la publicité, etc) et cherche à faire agir et réagir le spectateur qui n’est donc plus seulement cantonner à ce rôle passif et devient parfois acteur (on peut déambuler dans certaines œuvres, on doit mettre son œil dans de petits trous pour découvrir ce qu’il y a à y voir, etc). De plus, de multiples supports sont utilisés par ce plasticien (l’exposition regroupe aussi bien des photographies que des installations) ce qui rend l’exposition très agréable.

Tout comme pour l’exposition consacrée à Álvarez Bravo, la scénographie est épurée mais ici ce n’est pas un problème, c’est même plutôt une idée judicieuse puisque les œuvres exposés sont souvent très colorées (ainsi le blanc des cimaises met véritablement les œuvres en valeurs).

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