A la découverte de Aneta Ivanova

      Après quelques semaines d’absence, me voici de retour en cette Journée de la Femme avec un nouvel article « A la découverte de » aujourd’hui consacré à la photographe Aneta Ivanova.

      Aneta Ivanova est une jeune photographe bulgare qui pratique cet art depuis son adolescence en s’inspirant à la fois des Beaux-Arts et de la photographie de mode. Elle réalise principalement des autoportraits, parfois en couleurs, mais plus généralement en noir et blanc. Ses images sont toutes empreintes d’onirisme et d’une douce sensualité dû à sa technique de prédilection: la double exposition. Cette technique consiste en fait à superposer deux images pour en faire une unique photographie. Aneta Ivanova aime particulièrement mêler ses autoportraits à des paysages qu’elle insère bien souvent au sein même du corps photographié. Le corps, qui est généralement vu à hauteur du buste, est alors transformé, rempli par ce qui peut être des nuages, la mer ou encore la ville; et tout cela invite à l’introspection et laisse entrevoir la sensibilité de l’artiste, que l’on devine à l’image de ses photographies, pleine de douceur.

[Les images présentes dans l’article proviennent du site de l’artiste: http://anetaivanova.com/ ]

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A la découverte de Marion Costentin

     La France regorge de talents, et si vous n’y croyez pas, attardez-vous donc sur le travail de Marion Costentin !

      Née en 1988, Marion Costentin est une jeune artiste française qui expose depuis 2011. Ayant été un an aux Beaux-Arts de Rennes sans s’y sentir vraiment à sa place, c’est finalement à Paris qu’elle s’est pleinement épanouie. A côté d’une pratique photographique, Marion Costentin réalise beaucoup de dessins au fusain ou à l’encre de chine, la plupart étant en noir et blanc.

     Ses œuvres ont bien souvent une atmosphère assez sombre, parfois même effrayante. Traitant particulièrement les thématiques du surnaturel, du magique et de l’onirique en ayant généralement pour sujet la figure féminine et la nature, le travail de Marion Costentin nous apparait à la fois comme obscur et à fleur de peau, inquiétant et empreint d’une grande sensibilité.

[ Pour en voir plus, allez sur son site dont sont tirées les dessins illustrant l’article: http://marioncostentin.com/ ]

Quand Paris rend hommage à Brassaï

     Depuis quelques années, la ville de Paris a pour habitude de proposer des expositions d’artistes posant leur regard sur la Ville Lumière (ainsi, en 2011, il y avait notamment eu « Paris au temps des Impressionnistes »). C’est dans la continuité de cette politique culturelle ciblée, que l’Hôtel de Ville présente depuis le 8 novembre dernier une rétrospective consacrée aux photographies de Brassaï. Initialement prévue pour durer 4 mois, l’exposition a un tel succès qu’elle se voit finalement prolongée jusqu’au 29 mars, alors courez-y, d’autant plus qu’elle est totalement gratuite !

     Brassaï, de son son vrai nom Gyula Halász, est un artiste originaire de Transylvanie qui a passé une grande majorité de sa vie en France, à Paris. C’est d’ailleurs cela qui donne son nom à l’exposition de l’Hôtel de ville: « Brassaï: pour l’amour de Paris ».

C’est à 4 ans, alors qu’il rejoint son père en France pour un an, qu’il tombe amoureux de la capitale Française. Il gardera un beau souvenir de cette ville, et ce d’autant plus que son père en était également passionné. Après ce voyage, il retourne en Hongrie et grandit avec l’idée de devenir peintre. Il suit alors des cours à l’Académie des Beaux-Arts de Budapest, puis il part à Berlin au début des années 20 et y fréquente de talentueux artistes tels que Moholy-Nagy, Kandinsky ou encore Kokoschka.

En 1924, il s’installe à Paris – où il restera toute sa vie – et il y continue alors son activité de journaliste entamée en Allemagne. Rapidement, pour répondre à la demande des journaux, il sollicite des photographes afin d’illustrer ses écrits. Pendant ces années, Brassaï fréquente de nombreux artistes – nombre d’entre eux étant surréalistes – tels que Breton, Eluard, Dali ou encore Picasso, et vit beaucoup la nuit. Il aime flâner dans Paris et admirer ses paysages. En 1930, alors qu’il souhaite depuis quelques temps rendre compte de ses promenades nocturnes, la photographie s’impose à lui. Ainsi, il écrira même: « C’est pour saisir la nuit de Paris que je suis devenu photographe ». En 1932, il publie son premier livre photographique, Paris la Nuit, qui deviendra un livre mythique pour bons nombres de photographes.

A la suite de ce projet, Brassaï va continuer à photographier les rues de Paris la nuit. Mais, en plus, il va rentrer dans les lieux où se retrouvent les noctambules (que ce soit les maisons closes, les bals ou encore les fêtes foraines). Il va également commencer une série sur les graffitis recouvrant les murs de la ville, faire des images le jour, et aussi beaucoup photographier Picasso – et notamment ses sculptures. A côté de cette activité de photographe, Brassaï était aussi dessinateur, sculpteur, écrivain et cinéaste, mais cet aspect de son travail est aujourd’hui moins connu que ses photographies.

     Brassaï est donc un photographe de renom, un véritable monument de la photographie qui a su pleinement rendre compte de la beauté de Paris. Et l’exposition de l’Hôtel de Ville est à la hauteur de son œuvre. En effet, elle se veut complète et a pour but de donner une vision exhaustive du travail réalisé par Brassaï à Paris. Ainsi, elle montre énormément de photographies en les classant chronologiquement. Cette organisation scénographique est matérialisée par des pans de murs, montés pour l’occasion, qui forment des petites salles à la fois thématique et chronologique. C’est tout à fait judicieux puisque cela permet au visiteur d’avoir un parcours logique à suivre et de ne pas se sentir perdu, à la fois dans le grand espace de la salle Saint-Jean de l’Hôtel de Ville et dans le grand nombre de photographies présentées.

[ Pour plus d’infos, je vous invite à aller sur ce site: https://quefaire.paris.fr/brassai ]