Le photojournalisme: transformer la réalité en oeuvre d’art.

       On considère généralement que le photojournalisme est né dans la deuxième moitié des années 1910 grâce à des gens comme Viktor Bulla, un photographe russe ayant notamment photographié la Révolution d’Octobre de 1917. Néanmoins, cette pratique prend véritablement son essor lors de la guerre d’Espagne grâce à un cliché de Robert Capa qui a fait la une de nombreuses revues et qui est aujourd’hui mondialement connu: Mort d’un soldat républicain (1936).

       Le photojournalisme avait alors quasiment pour une unique vocation d’informer le monde des grands évènements en cours. Il y avait évidemment chez certains photographes un soucis esthétique mais celui-ci était bien souvent relégué au second plan. Mais depuis les années 30, le photojournalisme a évolué et, peu à peu, un soin plus important a été accordé à l’esthétique et à la construction de l’image photographique. Si bien qu’aujourd’hui certains critiques et historiens de l’art n’hésitent plus à déclarer que le photojournalisme est entièrement entré dans le domaine de l’art contemporain. Ainsi, même si le photojournalisme garde sa fonction première de documenter et d’informer, l’esthétique a gagné du terrain.

        Si j’ai décidé de vous parlez du photojournalisme c’est parce que c’est une pratique qui m’intéresse au plus haut point (de sa naissance à aujourd’hui). Je suis admirative du travail de ses reporters qui parviennent à créer des images magnifiques, des chefs d’œuvres, qui ne se contentent pas d’être beaux mais qui sont aussi plein de sens et transmettent des messages. Parmi les photojournalistes que je préfère, il y en a deux que j’aime particulièrement: Steve McCurry et Jim Richardson. Voici quelques-unes de leurs photographies:

[Pour en voir plus: http://stevemccurry.com/ et http://www.jimrichardsonphotography.com ]

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Désirs & volupté à l’époque victorienne, une exposition à ne pas rater !

       Je l’attendais fermement depuis des mois (voire depuis quelques années) et ça y est, l’incroyable s’est produit, une exposition consacrée à l’art de l’époque victorienne vient de s’ouvrir en France, et plus précisément à Paris, au Musée Jacquemart-André.

Intitulée « Désirs & volupté à l’époque victorienne », cette exposition itinérante se tiendra du 13 septembre 2013 au 20 janvier 2014 à Paris, puis elle sera présentée à Rome au Chiostro del Bramante du 15 février au 5 juin 2014, et enfin elle terminera son parcours au Musée Thyssen-Bornemisza à Madrid, du 23 juin au 5 octobre 2014.

       Comme l’indique son nom, l’époque victorienne est celle du règne de la Reine Victoria (1837-1901). C’est elle qui marque l’apogée de la Grande-Bretagne et est reconnue, entre autres, pour être particulièrement riche du point de vue artistique. En effet, c’est notamment à cette période que l’on assiste à un regain d’intérêt pour l’Antiquité ainsi que pour le Moyen-Âge et, surtout, au développement du préraphaélisme (un mouvement artistique que j’affectionne particulièrement).

Les artistes britanniques de cette période accordaient une grande importance à l’esthétique et à la notion de beauté, ils s’inspiraient des mythes, légendes et récits plus ou moins anciens pour créer leurs œuvres (ainsi, aussi bien Homère que Shakespeare sont des sources d’inspirations) et magnifiaient la femme tout en la présentant comme une créature à la fois fragile, sensuelle et dangereuse. Parmi les artistes exposés, on compte de grands noms de la peinture anglaise tels que Edward Burne Jones, Arthur Hughes, John Everett Millais, Albert Moore, Dante Gabriel Rossetti ou encore John William Waterhouse. Chacun d’eux est une bonne raison supplémentaire d’aller voir cette exposition qui s’annonce déjà grandiose !

[Les oeuvres présentées ici ne font pas forcément partie de celles exposées au Musée Jacquemart-André. Pour plus d’infos: http://www.musee-jacquemart-andre.com/fr/evenements/exposition-desirs-volupte-lepoque-victorienne ]