Bohèmes: l’exposition de l’année !

           Alors que les médias nous ont abreuvés d’informations sur la rétrospective Hopper du Grand Palais, très peu ont parlés de l’exposition Bohèmes ayant lieu dans le même édifice. Ainsi, ce n’est qu’il y a un mois que j’ai découvert un peu par hasard que cette exposition existait. Le thème m’a tout de suite intéressée et j’y suis donc allée il y a peu de temps, et je ne peux que constater que cette exposition mériterait vraiment une plus grande publicité tant elle est magnifique !

        Bohèmes est une exposition qui se déroule depuis le 26 septembre 2012 et jusqu’au 14 janvier 2013 au Grand Palais. Elle se penche principalement sur deux aspects de la bohème. Tout d’abord, le monde des tziganes, des bohémiens, puis celui de certains artistes du XIXème siècle que l’on qualifie souvent de « bohèmes ».

        En dehors des œuvres exposées qui s’avèrent être superbes et intéressantes parce que parfois peu connues, il faut souligner le travail scénographique époustouflant réalisé à la fois par le commissaire de l’exposition, Sylvain Amic, et le scénographe, Robert Carsen. En effet, cette exposition ne se contente pas, comme bien d’autres, de rassembler des œuvres, elle créée véritablement une atmosphère, une ambiance, qui les valorise et emporte le visiteur dans un autre espace-temps.

Ainsi, lorsque l’on parcours l’exposition, chaque salle est une surprise. On passe, par exemple, d’une pièce aux couleurs chaudes dans laquelle une musique tzigane est diffusée (cette idée de passer de la musique est d’ailleurs très bonne), à une salle reconstituant l’intérieur d’un appartement du XIXème siècle, puis à une autre qui recréée un café parisien de la même époque. En fait, cela est simple, rien que le travail de la scénographie mérite que l’on s’attarde dans cette exposition ! Je ne peux donc que vous pousser à y courir !

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La rentrée des expositions

           Chaque rentrée c’est la même chose, les nouvelles expositions arrivent en masse, se bousculent et il faut alors faire des choix (souvent cornéliens). Cette année, parmi toutes celles qui nous sont proposées à Paris, trois d’entre-elles ont su se distinguer à mes yeux.

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        Tout d’abord, et certainement comme un grand nombre de personnes, c’est la rétrospective, inédite en France, organisée par le Grand Palais du 10 octobre 2012 au 28 janvier 2013 et consacrée au peintre américain Edward Hopper (que l’on dit naturaliste) qui m’intéresse.

          D’autre part, du 16 octobre 2012 au 20 janvier 2013 le Musée du Jeu de Paume nous invite à découvrir l’œuvre du photographe mexicain Manuel Álvarez Bravo qui a longtemps été proche du surréalisme.

           Enfin, dès le 21 novembre 2012 et jusqu’au 25 mars 2013 il ne faudra pas louper la rétrospective Salvador Dali mise en place par le Centre Pompidou. Elle proposera un regard global sur l’œuvre de Dali afin de mieux connaître cet artiste à la fois populaire et méconnu justement parce que connu à partir de préjugés. On pourra y trouver « plus de deux cents peintures, sculptures, dessins, ainsi que des films, des extraits d’émissions et des photographies ».

Coup de cœur pour l’exposition Helmut Newton au Grand Palais

          Aujourd’hui s’achève la superbe rétrospective Helmut Newton organisée au sein de la galerie Sud-Est du Grand Palais. Cette exposition s’est ouverte le 24 mars 2012 et a été prolongée jusqu’au 30 juillet (alors qu’elle devait se terminer le 17 juin) en réponse à son succès.

         J’ai trouvée cette exposition absolument remarquable et magnifique ce qui est bien sûr dû à la qualité des photographies exposées (je connaissais assez vaguement le travail de Newton, ça a donc été pour moi une sorte de « révélation » très positive) mais aussi à la scénographie de l’exposition qui semble très réfléchie. Ainsi, mis à part dans la première salle où des œuvres sont accrochés les unes au-dessus des autres, le visiteur se retrouve à chaque fois dans un espace aéré où il peut déambuler sans problèmes et où chaque photographie, toujours accrochée à hauteur d’œil, dispose d’un espace qui lui est propre. D’autre part, les couleurs pastels (bleu clair, parme, vert d’eau et turquoise) utilisées pour les cimaises mettent à la fois en valeurs les photographies souvent en noir et blanc de Newton et rappellent l’univers de la mode dans lequel l’artiste a énormément travaillé. L’éclairage quant à lui est indirect ce qui est parfait pour la bonne appréciation des œuvres.

          Cette rétrospective, en plus d’être belle et bien agencée, propose un aperçu complet du travail de Newton ce qui est enrichissant et ludique. Effectivement, on peut aussi bien admirer des tirages argentiques que des polaroids ou encore des exemplaires de magazines, toutes ces photographies étant exposées de manière chronologique.